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La rédaction du mémoire de 3ème année de formation d’ASS avec Camille

Exhalez aborde la rédaction du mémoire de 3ème année de formation d'assistante sociale

Temps de lecture : 9 minutes

J’ai toujours eu un rapport compliqué à l’écriture. A mon sens, coucher les mots sur papier est comparable à une mise à nu. Ecrire, c’est se dévoiler à l’autre et je ne suis pas très à l’aise avec cela.

 

Je m’appelle Camille, et j’ai un boulot plutôt atypique pour une assistante sociale, puisque je travaille en tant que référente famille dans un centre social. Mon objectif est de proposer aux familles des activités qui répondent à leurs problématiques, à leurs besoins. Ces activités sont ce que l’on appelle dans le jargon du social, des actions collectives. Les actions collectives sont aussi nombreuses que les problématiques rencontrées par les familles. A titre d’exemple, j’ai été amenée à mettre en place des :

 

  • Ateliers parents-enfants ;
  • Ateliers cuisines ;
  • Cafés parents ;
  • Ateliers Do It Yourself (lessive, produits pour cheveux).

 

J’ai également eu l’opportunité de réaliser des animations ponctuelles le weekend, en collaboration avec des professionnels externes comme :

 

  • L’éveil musical ;
  • Les ateliers de danse ;
  • Les sorties spectacles.

 

Au même titre qu’un centre de loisirs, le centre social propose également des animations durant les vacances scolaires et ce, tous les jours sur des demi-journées ou journées. Cela peut être des sorties au lac, à la plage, ou des sorties culturelles, pour permettre aux familles d’avoir accès aux loisirs à moindre coup.

 

Bien que la mise en place de toutes ces actions d’intérêt collectives représente le cœur de mon métier en tant que référente famille, cela ne m’empêche pas d’accompagner le public, sur des problématiques plus spécifiques. Comme par exemple sur des questions autour de la scolarité, sur les départs en vacances, ou sur des questions plus diverses autour du couple et de la relation parents / enfants.

 

En somme, je me présente comme une professionnelle diplômée depuis un an maintenant, et qui adore son métier.

 

 

  • A ce propos, et si on revenait un peu en arrière Camille, pour aborder cette grande étape qu’est la rédaction du mémoire, dans le cadre du Diplôme d’Etat. Dans un premier temps, peux-tu expliquer de quelle manière ton établissement scolaire t’a préparé à la rédaction de ce dossier ? (Fiches méthodes etc…)

Au cours de la 2ème année de formation d’assistante de service social, il nous a été demandé de repérer une problématique inhérente à notre lieu de stage. Cet exercice réflexif et observatoire, devait constituer une amorce à ce travail d’initiation à la recherche qu’est le mémoire.

En parallèle, les membres de ma classe se sont constitués en petits groupes de travail de 3 étudiants. Ces groupes ont été créées dans l’objectif de favoriser l’entraide, et le soutien à la réflexion autour d’un sujet de mémoire choisi.

Au début de la 3ème année, nous avons été dispensés de cours de méthodologie. Il était nécessaire que nous soyons au clair sur les attentes du Diplôme d’Etat concernant la mise en page du mémoire, le type d’entretiens que nous allions mener (directs- semi-directs) etc… On nous a également communiqué un plan prévisionnel listant :

  • Les dates de rendu des écrits ;
  • Les dates des oraux blancs.

 

 

  • Comment as-tu choisi ton sujet de mémoire et pourquoi ce sujet ci ?

J’ai longuement hésité avant de trouver mon sujet de mémoire. D’ailleurs, c’est en discutant avec mon groupe de travail que j’ai réussi à me focaliser sur un seul sujet. En deuxième année de formation, j’ai effectué mon stage au sein d’un Centre Communal d’Action Social (CCAS) au sein duquel j’ai eu l’occasion d’accompagner des personnes dans le cadre de leur demande de RSA.

Dans un premier temps, il s’agissait d’accueillir ces personnes au sein de nos locaux, de leur présenter les droits et devoirs auxquels sont soumis les bénéficiaires du RSA, tout en recueillant les éléments d’informations concernant leur situation administrative.

A mon grand étonnement, j’ai constaté qu’après ce premier rendez-vous, cette première étape dans le processus de la mise en place du RSA, deux jeunes que j’avais reçu pourtant en situation de précarité et éligibles à ce dispositif, ne se sont pas présentés au second rendez-vous fixé.

A cet effet, je me suis interrogée sur les raisons qui ont poussées ces deux personnes sans revenus et sans domicile fixe, à ne pas donner suite au rendez-vous fixé et de ce fait, à refuser de percevoir le RSA. Ce questionnement m’a amené à réaliser mon mémoire sur la question du non-recours à l’accès aux droits, en ce qui concerne les jeunes adultes dans le cadre du RSA.

 

 

  • Comment as-tu choisi ton guidant de mémoire ?

Dans le cadre de la rédaction du mémoire, notre coordinatrice de promotion nous a orienté vers un guidant de mémoire. Les guidants étaient soit des formateurs de l’école ou soit des professionnels externes, travaillant au sein d’un AEMO, d’un CHRS, d’un CMS ou toutes autres structures médico-sociales.

Les guidants que nous avions, n’étaient pas des spécialistes de la thématique que nous avions choisis d’aborder dans le cadre de notre mémoire. Et pour cause, notre coordinatrice pensait à juste titre qu’un professionnel non spécialisé dans le sujet abordé serait plus pertinent, car impartial dans ses propos.

 

 

  • Comment s’est passée ta guidance de mémoire ?

Ma guidante de mémoire a été d’un grand soutient. Je pouvais la solliciter pratiquement à n’importe quel moment de la journée. Je me souviens d’ailleurs avoir pris contact avec elle, certains jours aux alentours de 23h00. Elle restait joignable par tous les moyens de communication possible et cela était bien pratique. Bien que chaque guidants avaient à sa charge 3 étudiants, des suivis individuels étaient mis en place en ce qui concerne certains groupes (chaque guidants avaient son propre fonctionnement).

Des suivis en groupe de guidance pour pouvoir échanger avec le groupe et le guidant ont également eu lieu. 

De plus, j’ai pu bénéficié d’une guidance croisé. Nous étions 6 étudiants avec deux guidants. Le but de cette guidance croisée était d’échanger avec des personnes extérieures à notre groupe, afin de multiplier les points de vues et d’affiner notre réflexion.

 

 

  • Quel a été ton resssentie tout au long de la rédaction de ton mémoire ? Par quelles phases es-tu passée ?

J’ai toujours eu un rapport compliqué à l’écriture car à mon sens, coucher les mots sur papiers est comparable à une mise à nu. Ecrire, c’est se dévoiler à l’autre et je ne suis pas très à l’aise avec cela. De plus, s’ajoutait à cela la pression que représentait la rédaction de ce mémoire. Ce mémoire qui vient finaliser trois années d’études.

Je n’étais pas particulièrement sereine à l’idée de fournir une telle charge de travail, à vrai dire, cela m’apparaissait comme laborieux. Néanmoins, avoir conscience de mes difficultés d’écriture, m’a permis de ne pas hésiter à solliciter des soutiens extérieurs tels que ma référente de stage, qui a relu une partie de mon mémoire et a procédé à la réécriture de certains passages. Mes amis ont aussi été d’une grande aide, notamment pour la vérification des syntaxes, quand d’autres se sont appesanti sur les fautes d’orthographes. Chacun a contribué à sa manière.

Puis, est venu le temps du rendu du mémoire. Quel soulagement d’avoir entre les mains le fruit de mon travail, imprimé en 5 exemplaires prêt à être remis à chaque parties.

 

 

  • Peux-tu nous dire de quelle manière s’est déroulé ton oral de mémoire ?

J’ai eu la chance de compenser mes difficultés à l’écrit, par mes capacités à l’oral. J’ai également eu l’opportunité d’être entourée par un jury bienveillant. D’ailleurs, de mémoire, les questions qui m’ont été posées et dont je me souviens étaient les suivantes :

  • De quelle manière allez vous vous servir de votre mémoire à l’avenir ?
  • Quel est le lien entre votre sujet et la politique ?
  • Comment allez vous instaurer une relation de confiance avec le public accompagné en tant que professionnelle ?  

J’étais un peu stressée évidemment, ce qui m’a amené à parler vite et parfois d’une traite sans reprendre mon souffle. Et puis, mes efforts ont été récompensés et j’ai obtenu la note de 15 à l’oral et 12 à l’écrit.

 

 

  • Que retires tu de cette expérience ?

Au départ, je ne savais pas si j’étais capable de rédiger un tel dossier. Et pourtant, j’y suis arrivée. Cette expérience m’a aussi permis de découvrir un sujet auquel je ne me serais pas forcément intéressé.

 

Merci beaucoup Camille pour ton témoignage qui va en aider plus d’un(e).

 

 

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